Le Mali, pays enclavé au cœur de l’Afrique Occidentale, offre toutes les caractéristiques de la zone soudano-sahélienne : la longue saison
sèche y brûle les immenses étendues, plates et monotones qui s’étirent sur ce vaste territoire, suspendues dans l’attente de prochaines et aléatoires pluies. Seul le fleuve Niger donne son
architecture au pays. Il unit des régions éloignées les unes aux autres par plusieurs centaines de kilomètres et met en contact des ethnies variées, « mosaïque » de peuples, qui,
hors des rives du fleuve et de la région du delta intérieur vivent dans des zones de peuplement homogène, tolérant mal l’interpénétration d’éléments étrangers.
(Villages perchés des DOGON du Mali ; JC Huet)
Ça y est, nous avons enfin réussi à rendre visite à Kerstin et Sébastien à Ségou. Nous y étions en même temps, à 48 heures près, que les
parents de Kerstin Ria et Bernard, et leurs amis Annick et Edgard de Frankfurt.
Les 2 semaines ce sont bien déroulées, nous avons tenu le programme malgré la forte chaleur de la seconde semaine.
Notre voyage Marseille, Tunis, Abidjan, Bamako nous à permis de survoler une partie du Sahara. Malheureusement le temps assez couvert ne nous pas toujours autorisé une bonne visibilité à
l'exception de quelques passages (Photos 15x). Sébastien nous accueille à l'aéroport pour passer la nuit au centre du DED (Organisation Allemande de Développement). Il nous conseille
l’utilisation de la moustiquaire dès la première nuit, mais dans l’ensemble, les moustiques étaient en vacances ailleurs.
Le matin nous explorons rapidement le centre de Bamako (16x). Rapidement, nous comprenons qu’il n’y a pas grand intérêt à rester en ville. Nous
aurons l’occasion au retour de passer un peu de temps au musée National avant de reprendre l’avion.
Vers 11 heures nous prenons la route de Ségou avec la Mercédès de Patrick, un collègue de Sébastien qui nous l’a gentiment prêtée pour le séjour. La
405 de Sébastien et Kerstin sera utilisée principalement par les « allemands ». En moins de 3 heures nous arrivons à Ségou après 250 kms d‘assez bonne route à l’exception de quelques
nids de poule importants. Il n’y a presque pas de trafic. Les maliens n’ont pas de véhicule personnel et ce sont surtout les bus, les camions, les taxis brousse et autres véhicules hippomobiles
qui encombrent la chaussée.
Un premier rapide tour de Ségou donne une vue générale de cette ancienne citée coloniale aux bâtiments administratifs très typés Soudanais. Nous
faisons connaissance avec Katia, la cuisinière et les enfants du gardien, tous très gentils (170-184). En fin d’après-midi, nous retrouvons Kerstin et les allemands. Nous programmons déjà notre
départ pour mardi vers le pays Dogons à 500 km de là.
Voyage à 8 avec les 2 véhicules pas tout neufs. Nous constatons qu’à date de péremption identique, une Mercédès reste plus solide qu’une 405! Le
mauvais état des routes conjuguées à l’usure avancée des pneus provoque le premiers contretemps, un pneu de la 405 a éclaté (188-193). Passage chez le premier marchand qui nous en remplacera 2.
On ne sait pas si ceux qu’il nous met sont plus ou moins en bon état que ceux remplacés mais ils ont l’avantage de nous permettre de rouler.
Arriver vers 18 heures à Bandiagara, la grosse ville à 60 kms Est de Mopti. C’est la fin du goudron, au-delà, un 4x4 est préférable mais pas
absolument indispensable en période d’hivernage (saison sèche). Kerstin avait réservée des chambres à l’Hôtel Cheval Blanc, de structure tout à fait originale (541-544). Nous irons manger à
l’hôtel de la falaise www.hotel-lafalaise-mali.com (site plein d’information pour un séjour au pays Dogon) où un concert de musique malienne
accompagnera le repas (197-204). Une copine de Kerstin travaille avec eux dans le cadre du DED local. Ils nous organiseront notre séjour au pays Dogons. Surprise, Les prix sont plus élevés que ce
que Kerstin pensait. Une journée de 4x4 avec essence et chauffeur c’est 90€ (60 000 CFA. Le Franc CFA est notre ancien franc). Nous organisons 2 voyages distincts. Les parents Cognet et
Sébastien partiront 3 jours à pied, les autres 2 jours en 4x4.
A la première heure (Rendez-vous à 6h), nous partons avec 2 véhicules direction Sanga, le point de rencontre avec nos guides respectifs (226). Au
passage, nous admirerons les cultures d’oignons, initiée par un français il y a fort longtemps, le long des bras d’eau maintenus par des barrages (213-221) une oasis de verdure dans un paysage
sahélien. Les marcheurs partants d’un côté, après quelques kms de 4x4, par le haut de la falaise puis descente sur Tilleri, Amani et ses crocodiles sacrés (255-257), Yaye, Ileri, Banani (231-244)
ou nous rejoindrons en fin de journée le 4x4 qui nous ramènera sur le campement de Koudou (314) ou nous retrouvons le reste du groupe. Première nuit à l’extérieur. Il n’y a pas vraiment de
chambre pour tous, nous avons sorti les duvets alors que nos hôtes ont installé sur les terrasses un matelas pour chacun. Nuit très agréable à l’exception des chiens des coqs des ânes et du
Muézin ! En fin de journée, visite de Koudou avec sa maison de médecine traditionnelle en cours de reconstruction (311-312).
Le second jour, chacun repart de son côté avec ses propres moyens de locomotion (327). Nous partons sur les 3 villages Youga. Superbe ! Nous
circulerons au travers de ces villages et devront traverser via d’étroites gorges et de hauts plateaux entre Yougadourou et Yougapiri (331-411) ou nous déjeunerons non sans avoir fait, au
préalable, une sieste en terrasse le temps que la cuisson se fasse. Vers 14 heures, nous traverserons en pleine chaleur la dune (414-421) sur quelques kms pour rejoindre notre prochaine étape
Tiogou. Après notre installation, nous repartirons faire une visite à 1 heure de là à Yendouma (428-441).
Notre seconde nuit en terrasse sera très agréable. Nous avons la chance cette semaine d’avoir un fort vent, l'harmatant, qui tempère les degrés;
l’inconvénient, une grosse quantité de poussière en suspension dans l’air qui n’est pas agréable, ni pour respirer ni pour la visibilité. Ce ne sera plus le cas la semaine suivante.
Le lendemain, départ pour Sanga que nous rejoindrons en fin de matinée après une longue traversée d’un plateau qui n’en finit pas. Nous aurons encore
pu admirer de nombreux jardin arrosés par les femmes qui vont puiser l’eau dans les trous creusés par les hommes (455-514).
Visite de Sanga (518-548) en attendant le 4x4 qui doit nous ramener sur Bandiagara en fin d’après-midi. Nous y retrouvons le reste de la troupe
arrivé 24 heures plus tôt. Le lendemain, nous passerons par Mopti le temps d’admirer l’animation considérable du port et de se lasser de la sollicitation permanente des vendeurs de visite, de
tour de pirogue, de babioles….(549-558) ; Nous Pourrons voir les plaques de sel qui viennent à dos de chameau du grand nord du Mali et sont vendues en petit morceau pour les différents
usages domestiques (559). Une visite extérieure de la mosquée s’impose avant de flâner le long du Bani (affluent du Niger qu’il rejoint ici). Après les « lavandières » (584-585) nous
quittons Mopti direction Djenné (586-665) et sa célèbre mosquée où nous passerons la soirée et la nuit dans les charmantes chambres d’hôtes de l’hôtel Djenné-Djenno. Les rues de Djenné ont le
grand désagrément d’être sales. Ils ont un réseau de distribution d’eau dans les maisons mais peu ou pas de collecteurs d’eaux usées qui s’écoulent comme elles peuvent dans le centre. On imagine
en période de pluie!
Retour sur Ségou : L’église, les potiers, les échanges sur le Niger, le célèbre marché du lundi (670-711). Un jour, nous louons une pinasse
(grande pirogue) pour aller visiter le village ancien de Ségou à 15kms de là (756-797). Le guide nous montrera les jardins maraichers magnifiques installés sur le bord du Niger le temps des
basses eaux (728-745). Nous aurons l’occasion d’assister à la construction d’une pinasse de transport de sable. La construction est plus qu’artisanale (750-752). Une visite des ateliers de
Bogolan s’impose. Ce sont des teintures naturelles de tissus (Feuilles, écorces, argile) (808-829).
Nous partirons 24 heures faire une escapade dans un site particulier, Teriya Bugu, « le paradis du Mali ». C’est un lieu complètement isolé
le long du Bani, accessible après 38 kms de piste à 1.5 heure de route de Ségou. Ce lieu a été créé par un prêtre agronome français, Bernard Viesperen dans les années 70. Il a planté des arbres
créé une activité pour faire vivre la centaine de villageois… depuis c’est un centre touristique qui tente de survivre en hébergeant les quelques touristes, essentiellement blancs, qui viennent
séjourner et se reposer ici. Visiter le site www.tb-mali.com pour en savoir plus (832-885).
Retour sur Ségou en fin de journée avec dans l’ordre, les rives du Bani, le nouveau, sympathique et très bon restaurant l’Alphabet, les murs sont
décorés des prénoms des visiteurs (On y voit Sébastien Kerstin…907), Lessive et vaisselle commune, station d’essence pour les motos, berger Peul rentrant son troupeau, lavage des motos au port,
Bord du Niger en fin de journée…
Le dernier jour nous irons à Markala connu pour son célèbre barrage sur le Niger et son festival annuel des masques et marionnettes FESMAMAS
(946-110008).
Avant le départ pour Bamako en bus local, attention aux étapes (51-58), un dernier tour de Ségou. A Bamako la visite intéressante du Musée National
financé initialement par la France à l’initiative du Président Giscard d’Estaing vaut le détour.