voyage

Dimanche 9 mars 2008
Le Mali, pays enclavé au cœur de l’Afrique Occidentale, offre toutes les caractéristiques de la zone soudano-sahélienne : la longue saison sèche y brûle les immenses étendues, plates et monotones qui s’étirent sur ce vaste territoire, suspendues dans l’attente de prochaines et aléatoires pluies. Seul le fleuve Niger donne son architecture au pays. Il unit des régions éloignées les unes aux autres par plusieurs centaines de kilomètres et met en contact des ethnies variées, « mosaïque » de peuples, qui, hors des rives du fleuve et de la région du delta intérieur vivent dans des zones de peuplement homogène, tolérant mal l’interpénétration d’éléments étrangers.
(Villages perchés des DOGON du Mali ; JC Huet)
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Ça y est, nous avons enfin réussi à rendre visite à Kerstin et Sébastien à Ségou. Nous y étions en même temps, à 48 heures près,  que les parents de Kerstin Ria et Bernard, et leurs amis Annick et Edgard de Frankfurt.
Les 2 semaines ce sont bien déroulées, nous avons tenu le programme malgré la forte chaleur de la seconde semaine.
Notre voyage Marseille, Tunis, Abidjan, Bamako nous à permis de survoler une partie du Sahara. Malheureusement le temps assez couvert ne nous pas toujours autorisé une bonne visibilité à l'exception de quelques passages (Photos 15x). Sébastien nous accueille à l'aéroport pour passer la nuit au centre du DED (Organisation Allemande de Développement). Il nous conseille l’utilisation de la moustiquaire dès la première nuit, mais dans l’ensemble, les moustiques étaient en vacances ailleurs.
Le matin nous explorons rapidement le centre de Bamako (16x). Rapidement, nous comprenons qu’il n’y a pas grand intérêt à rester en ville. Nous aurons l’occasion au retour de passer un peu de temps au musée National avant de reprendre l’avion.
Vers 11 heures nous prenons la route de Ségou avec la Mercédès de Patrick, un collègue de Sébastien qui nous l’a gentiment prêtée pour le séjour. La 405 de Sébastien et Kerstin sera utilisée principalement par les « allemands ». En moins de 3 heures nous arrivons à Ségou après 250 kms d‘assez bonne route à l’exception de quelques nids de poule importants. Il n’y a presque pas de trafic. Les maliens n’ont pas de véhicule personnel et ce sont surtout les bus, les camions, les taxis brousse et autres véhicules hippomobiles qui encombrent la chaussée.
Un premier rapide tour de Ségou donne une vue générale de cette ancienne citée coloniale aux bâtiments administratifs très typés Soudanais. Nous faisons connaissance avec Katia, la cuisinière et les enfants du gardien, tous très gentils (170-184). En fin d’après-midi, nous retrouvons Kerstin et les allemands. Nous programmons déjà notre départ pour mardi vers le pays Dogons à 500 km de là.
Voyage à 8 avec les 2 véhicules pas tout neufs. Nous constatons qu’à date de péremption identique, une Mercédès reste plus solide qu’une 405! Le mauvais état des routes conjuguées à l’usure avancée des pneus provoque le premiers contretemps, un pneu de la 405 a éclaté (188-193). Passage chez le premier marchand qui nous en remplacera 2. On ne sait pas si ceux qu’il nous met sont plus ou moins en bon état que ceux remplacés mais ils ont l’avantage de nous permettre de rouler.
Arriver vers 18 heures à Bandiagara, la grosse ville à 60 kms Est de Mopti. C’est la fin du goudron, au-delà, un 4x4 est préférable mais pas absolument indispensable en période d’hivernage (saison sèche). Kerstin avait réservée des chambres à l’Hôtel Cheval Blanc, de structure tout à fait originale (541-544). Nous irons manger à l’hôtel de la falaise www.hotel-lafalaise-mali.com (site plein d’information pour un séjour au pays Dogon) où un concert de musique malienne accompagnera le repas (197-204). Une copine de Kerstin travaille avec eux dans le cadre du DED local. Ils nous organiseront notre séjour au pays Dogons. Surprise, Les prix sont plus élevés que ce que Kerstin pensait. Une journée de 4x4 avec essence et chauffeur c’est 90€ (60 000 CFA. Le Franc CFA est notre ancien franc). Nous organisons 2 voyages distincts. Les parents Cognet et Sébastien partiront 3 jours à pied, les autres 2 jours en 4x4.
A la première heure (Rendez-vous à 6h), nous partons avec 2 véhicules direction Sanga, le point de rencontre avec nos guides respectifs (226). Au passage, nous admirerons les cultures d’oignons, initiée par un français il y a fort longtemps, le long des bras d’eau maintenus par des barrages (213-221) une oasis de verdure dans un paysage sahélien. Les marcheurs partants d’un côté, après quelques kms de 4x4, par le haut de la falaise puis descente sur Tilleri, Amani et ses crocodiles sacrés (255-257), Yaye, Ileri, Banani (231-244) ou nous rejoindrons en fin de journée le 4x4 qui nous ramènera sur le campement de Koudou (314) ou nous retrouvons le reste du groupe. Première nuit à l’extérieur. Il n’y a pas vraiment de chambre pour tous, nous avons sorti les duvets alors que nos hôtes ont installé sur les terrasses un matelas pour chacun. Nuit très agréable à l’exception des chiens des coqs des ânes et du Muézin ! En fin de journée, visite de Koudou avec sa maison de médecine traditionnelle en cours de reconstruction (311-312).
Le second jour, chacun repart de son côté avec ses propres moyens de locomotion (327). Nous partons sur les 3 villages Youga. Superbe ! Nous circulerons au travers de ces villages et devront traverser via d’étroites gorges et de hauts plateaux entre Yougadourou et Yougapiri (331-411) ou nous déjeunerons non sans avoir fait, au préalable, une sieste en terrasse le temps que la cuisson se fasse. Vers 14 heures, nous traverserons en pleine chaleur la dune (414-421) sur quelques kms pour rejoindre notre prochaine étape Tiogou. Après notre installation, nous repartirons faire une visite à 1 heure de là à Yendouma (428-441).
Notre seconde nuit en terrasse sera très agréable. Nous avons la chance cette semaine d’avoir un fort vent, l'harmatant, qui tempère les degrés; l’inconvénient, une grosse quantité de poussière en suspension dans l’air qui n’est pas agréable, ni pour respirer ni pour la visibilité. Ce ne sera plus le cas la semaine suivante.
Le lendemain, départ pour Sanga que nous rejoindrons en fin de matinée après une longue traversée d’un plateau qui n’en finit pas. Nous aurons encore pu admirer de nombreux jardin arrosés par les femmes qui vont puiser l’eau dans les trous creusés par les hommes (455-514).
Visite de Sanga (518-548) en attendant le 4x4 qui doit nous ramener sur Bandiagara en fin d’après-midi. Nous y retrouvons le reste de la troupe arrivé 24 heures plus tôt. Le lendemain, nous passerons par Mopti le temps d’admirer l’animation considérable du port et de se lasser de la sollicitation permanente des vendeurs de visite, de tour de pirogue, de babioles….(549-558) ; Nous Pourrons voir les plaques de sel qui viennent à dos de chameau du grand nord du Mali et sont vendues en petit morceau pour les différents usages domestiques (559). Une visite extérieure de la mosquée s’impose avant de flâner le long du Bani (affluent du Niger qu’il rejoint ici). Après les « lavandières » (584-585) nous quittons Mopti direction Djenné (586-665) et sa célèbre mosquée où nous passerons la soirée et la nuit dans les charmantes chambres d’hôtes de l’hôtel Djenné-Djenno. Les rues de Djenné ont le grand désagrément d’être sales. Ils ont un réseau de distribution d’eau dans les maisons mais peu ou pas de collecteurs d’eaux usées qui s’écoulent comme elles peuvent dans le centre. On imagine en période de pluie!
Retour sur Ségou : L’église, les potiers, les échanges sur le Niger, le célèbre marché du lundi (670-711). Un jour, nous louons une pinasse (grande pirogue) pour aller visiter le village ancien de Ségou à 15kms de là (756-797). Le guide nous montrera les jardins maraichers magnifiques installés sur le bord du Niger le temps des basses eaux (728-745). Nous aurons l’occasion d’assister à la construction d’une pinasse de transport de sable. La construction est plus qu’artisanale (750-752). Une visite des ateliers de Bogolan s’impose. Ce sont des teintures naturelles de tissus (Feuilles, écorces, argile) (808-829).
Nous partirons 24 heures faire une escapade dans un site particulier, Teriya Bugu, « le paradis du Mali ». C’est un lieu complètement isolé le long du Bani, accessible après 38 kms de piste à 1.5 heure de route de Ségou. Ce lieu a été créé par un prêtre agronome français, Bernard Viesperen dans les années 70. Il a planté des arbres créé une activité pour faire vivre la centaine de villageois… depuis c’est un centre touristique qui tente de survivre en hébergeant les quelques touristes, essentiellement blancs, qui viennent séjourner et se reposer ici. Visiter le site www.tb-mali.com pour en savoir plus (832-885).
Retour sur Ségou en fin de journée avec dans l’ordre, les rives du Bani, le nouveau, sympathique et très bon restaurant l’Alphabet, les murs sont décorés des prénoms des visiteurs (On y voit Sébastien Kerstin…907), Lessive et vaisselle commune, station d’essence pour les motos, berger Peul rentrant son troupeau, lavage des motos au port, Bord du Niger en fin de journée…
Le dernier jour nous irons à Markala connu pour son célèbre barrage sur le Niger et son festival annuel des masques et marionnettes FESMAMAS (946-110008).
Avant le départ pour Bamako en bus local, attention aux étapes (51-58), un dernier tour de Ségou. A Bamako la visite intéressante du Musée National financé initialement par la France à l’initiative du Président Giscard d’Estaing vaut le détour.
Par RCOLAM
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Samedi 22 décembre 2007

En Mars 2007 nous avions décidé de partir à 4 (Patrick, Francis jean-Lou, 3 frères et Robert, l'invité) faire le trek du tour de la chaîne himalayenne des Annapurnas avec 2 porteurs et 1 guide.
Patrick a contacté des agences à Katmandou. Finalement nous avons retenu Népal Ecology Trekking. 

Ce  trek se fait habituellement en 18 Jours maximum. Nous avions prévu 24 jours de marche car nous avions programmé 3 jours pour aller voir le lac TILICHO. 3 d'entres nous étant retraités, il n'y avait pas urgence....

Pour le voyage, nous avons pris l'option la plus directe mais pas la plus rapide: Marseille, Milan, Delhi avec Alitalia. Puis Delhi Katmandou par Jet airways. Sans visa pour Delhi.

Après une journée de visite à Katmandou, nous avons rejoint en bus local notre ville de départ BESI SAHAR. Ce fut un voyage exotique et surtout un peu long (1 jour complet pour moins de 200 kms). Pour le retour ça a été pire, une manifestation sur la route nous a bloqué 3 heures et finalement nous sommes arrivés tard à KTM en plein embouteillage. Partis à 7h30 de Pokhara, nous étions à 20h30 à l'hotel! Conclusion, de préférence faites le voyage Pokhara KTM en avion vous gagnerez une journée.

Le circuit est très beau avec des paysages extrêmement variés. Nous sommes en permanence environnés de sommets très  hauts qui paraissent à portée de main.

Il n’y a aucune difficulté « technique » de marche. Notre souci initial était de savoir comment nous allions réagir à 24 jours successifs de marche. Il n’y a eu aucun problème. Seule l’altitude pose des difficultés au dessus de 3500m. Nous ne sommes pas habitués à marcher à ces altitudes et la moindre petite montée crée un essoufflement inhabituel. 

La montée au lac Tilicho depuis son camp de base, 4200 à 4950m, a été la partie la plus physique tout en ne restant pas excessivement difficile.


 

Détail de nos étapes:

Dans ce chapitre vous aller trouver plus de détail sur notre voyage autour de la chaîne des Annapurnas.
Nous partons avec nos 2 porteurs Iman, le plus âgé et Bim, le plus jeune, guidés par Ram.

J1: BESI SAHAR 760m - BAHUNDANDA 1310m
Le goudron se termine. Nous quittons Besi Sahar en suivant la piste qui continue jusqu’à Khudi où nous changeons de rive par notre première passerelle. Au petit déjeuner, nous avons rencontré un jeune médecin urgentiste de Moutier. Il fait le trek seul, avec un gros sac étant habitué aux interventions en montagne. Il filera avant nous et ne verrons plus que ses semelles…
Nous commençons la remontée le long de la rivière Marsyangdi que nous longerons durant 10 jours jusqu’à sa source, le trop plein du lac Tilicho à 4920m. Ces premières journées se feront essentiellement en fond de vallée avec peu de visibilité vers les hauteurs. Le temps n’est pas au beau fixe mais très agréable pour marcher. Une couverture brumeuse semble bloquée en permanence au dessus de nos têtes.
Après notre première vraie montée, arrivée à Bahundanda, village percher qui domine les terrasses cultivées. Dans l’après-midi, nous allons visiter le village et particulièrement son école guidés par Rajib et Pashamsha sa sœur. Le meunier Buddisagar nous fait l’honneur de son moulin. Francis profite de la présence d’un couturier pour faire adapter son sac à dos. Au lodge, nous rencontrerons AVI, un israélien d’une quarantaine d’année et de 135 kg ! (hors sacs à dos, avant et arrière). Nous l’avions doublé dans la journée dans des côtes alors qu’il se reposait. Il nous explique que c’est beaucoup plus dur que la dernière fois qu’il l’avait fait (le trek des Annapurnas) 20 ans en arrière et 70 kg en moins! Avi a beaucoup de mérite, il espère réussir le tour et y laisser quelques kg au passage.
Le soir, un événement national occupe tous les Népalais, un débat télévisé très animé sur l’avenir du roi. La question est, le roi doit-il continuer d’avoir des pouvoirs…. (Le parlement Népalais vote le 28/12/07 la destitution du Roi. En Mars 2008, le royaume du Népal deviendra une république avec majorité Maoïste). A noter que dans ces villages de montagne il n'y a pas d’électricité toute la journée et parfois des télévisions avec réception satellite. Ici, une TV dans le « bar » du village et une dans notre lodge. Nous ne comprenons rien, nos hôtes tentent de nous expliquer.

J2: BAHUNDANDA 1310m – CHAMJE 1430m
Départ vers 7h30 pour une journée en fond de vallée avec un profil moyennement accidenté. Peu de soleil, juste au moment de la grosse montée avant le repas. Les nombreuses mules nous obligent à faire des poses pour les laisser passer. Respect scrupuleux de la première consigne de l’agence, toujours croiser les mules en se tenant côté montagne pour ne pas se retrouver « éjecté » dans le torrent par une mule peu sympa ! Rien à faire à CHAMJE seule une belle cascade peu avant notre lodge met de l’animation, tellement que la nuit sera difficile à cause du bruit de la rivière et de la cascade. La nuit sera froide car les planches constituantes le mur de notre chambre sont jointes au centimètre près mais toujours trop court ! Les courants d’air seront la cause de mon rhume qui ne me quittera pas de presque tout le séjour.

J3: CHAMJE 1430m - DHARAPANI 1860m
L’événement du jour, le contrôle maoïste avant TAL. 3 hommes autour d’une table barrent le chemin et sollicitent les touristes pour payer le droit de passage pour le parti. Ils réclament 2000 roupies par touristes (environ 22 €) Patrick se fâche, il leur explique que nous ne sommes pas d’accord pour payer… Ils nous disent que si nous ne payons pas là il faudra payer le double plus haut. Nous n’avons pas le choix mais finalement, se sera 1500 rps « seulement » 17€. Un km plus loin nous passons devant un poste de police qui ne fait rien contre ce racket… Arrivée dans l’après-midi à notre étape. Nous y rencontrons un groupe de français (âge : la petite cinquantaine en moyenne ; 1 femme de Rumilly, 1 homme de Vienne et 1 d’Avignon plus 1 couple de Valence). Ils se sont rencontrés par Internet et finissent un trek sous tente qu’ils se sont organisés, Le tour du Manaslu avec un passage par un col délicat à plus de 5000m. Ils enchaînent sur le tour des Annapurnas et finiront par remonter sur le camp de base « Le sanctuaire » des Annapurnas. Ce soir, nous avons vraiment l’impression d’une forte affluence sur ce trek. Les premiers soirs, nous étions plutôt seuls dans notre fond de vallée.
 
J4: DHARAPANI 1860m – CHAME 2670m
Ce matin, Patrick et Jean-Lou ont des problèmes digestifs, la forme n’est pas au rendez-vous mais, ils sont costauds et avancent assez bien même s'ils restent en arrière. D’autant plus que la matinée sera principalement en montée en forêt en croisant parfois le chantier de la future et hypothétique route prolongeant Besi Sahar… Vers 10h nous arrivons sur un plateau à 2600m, similaire en végétation au massif du Pilat, avec un fort vent froid de face. Le ciel bouché nous empêche d’entrevoir les sommets Annapurnas II et IV que nous pourrions voir. Le repas sera pris sans nos 2 malades qui restent couchés. Nous rencontrons un trio de français de l’Oise, habitués à des treks « humanitaires » de par le monde (Asie, Amérique du Sud). Ils ont fournis des écoles et vont sur des villages isolés pour apporter des médicaments et autres réconforts. Notre premier attelage de labour travaille un petit lopin de terre.
Chame est très animée, c’est un gros bourg avec 25 lodges et grand nombre de boutiques pour trekkeurs qui vendent tout et même plus, ce dont vous auriez besoin, ou pas, pour faire même les sommets environnants. Sur le terrain de volley les joueurs de la police s’entraînent. Jean-Lou et Francis se joignent à eux pour une partie de volley qui attire de nombreux spectateurs. Nous pouvons envoyer un premier mail grâce à une liaison rapide. Et poster nos premières cartes postales dans un vrai bureau de poste (Elles ne sont toujours pas arrivée 6 mois plus tard).Notre lodge est très bien, des bungalows neufs nous accueillent, notre hôtesse est charmante et très attentive à ses clients. Comme tous les soirs, soirée Tarot avec toujours les mêmes qui gagnent et ceux qui perdent….
 
J5: CHAME 2670m – LOWER PISANG 3200m
Tout le monde est en forme, belle balade en forêt de pins. L’altitude commence à se faire sentir, dès qu’une petite pente se présente, le souffle se fait plus court. Les sommets restent pris, il faut ouvrir l’œil pour ne pas rater les trouées. A la pose de midi à Dhikur, la vallée s’ouvre largement. Nous bénéficions d’un ensoleillement agréable même si le fond de l’air est frais. Durant notre pose repas sur la terrasse en bordure du chemin, nous voyons défiler tous nos co-trekkeurs, comme sur le GR20, tout le monde vient du même endroit et va vers la même destination… Surpris, nous voyons arriver notre urgentiste du premier jour. Il a eu lui aussi des soucis de digestion. A noter que pour l’eau, Patrick, très organisé et expérimenté, a amené une pompe avec filtre très pratique. Ce filtre permet de prendre de l’eau n’importe où et d’obtenir une eau seine qui ne nécessite plus de traitement particulier (Filtre à eau MSR- http://www.expemag.com/materiel-voyage-nature/msr-waterworks-ex.html). Pour ma part je continue par prévention à mettre une pastille par litre.
Le temps menace, les nuages montent de la vallée. Alors que l’essentiel des randonneurs s’installe pour manger, nous décidons de ne pas trainer ici. Certains d’entres nous redémarrent en tenue de pluie mais ce ne sera pas vraiment utile. A notre étape, nous profiterons d’une météo stable mais incertaine pour aller visiter Upper Pisang et son très ancien Monastère. Notre ami AVI nous rejoint au même lodge ainsi qu’un jeune couple d’israéliens. Ils viennent de finir leur service militaire (2 ans pour elle en temps qu’enseignante et 3 ans pour lui). Nous passerons ensemble (Nos porteurs, guide et équipiers d’un jour) une soirée sympa autour du poêle alimenté par Ibam. Vers 18h la neige remplace la pluie qui tombe doucement depuis 17H. Dehors il fait très frais. Notre guide hésite sur l’itinéraire du lendemain. Le programme prévoit de monter à Ghyaru où nous devrions coucher. S’il y a trop de neige, il veut nous faire passer par le bas vers Manang comme bon nombre des trekkeurs. On décide de ne rien décider, on verra demain.
 
J6: LOWER PISANG 3200m – GHYARU 3670m - BHRAKA 3200m
Après une nuit très claire, les nuages, au matin, réapparaissent. Le paysage est légèrement plâtré entre 3200 et 3600 mais plus haut c’est une bonne couche blanche immaculée. Plus haut encore ce sont les éternelles neiges…
Finalement, nous prenons l’option du haut sans pour autant savoir si nous coucherons à Ghyaru que nous atteindrons vers 9h30 après une franche et belle montée. Le paysage est très beau. Nous passons près d’un petit lac vert qui ressemble comme 2 gouttes d’eau au lac vert de la vallée étroite près de Névache. Après une petite pose nous continuons vers Nawal, par un chemin en balcon au travers des terrasses de culture, pour déjeuner et peut-être y coucher.
Pendant la préparation du repas nous irons visiter le monastère. Les villages sont très différents de ce que nous avions vu jusque là. Les maisons sont carrées en pierres avec sur le toit les réserves de bois pour l’hivers. Ici le bois se fait rare, il est réservé à la cuisine. Les maisons ne sont pas chauffées. Les gens ont un faciès plus tibétain qu’indien et les tenues, en laine de yak, sont adaptées aux rigueurs du climat local. Les villages sont pauvres, il n’y a pas toujours de l’eau près des maisons, plusieurs femmes font la vaisselle dans le caniveau. Il est vrai que c’est avec de l’eau sainte car plus haut, l’eau sert à faire tourner un moulin à prière.
Finalement, le guide décide de poursuivre, les possibilités de couchage sont trop faibles et peu avenantes. Nous redescendrons direction Manang par un chemin aérien avec une très belle vue. Le temps se découvre, pour la première fois nous avons une vue franche sur l’Annapurna II, 7937m. Peu avant notre étape, nous rencontrons notre premier yak, preuve de notre entrée dans le vrai monde de la montagne. Nous logerons dans l’un des 2 lodges recommandés par le guide du Routard sur le tour des Annapurnas.
 
J7: BHRAKA 3200m – MANANG 3540m
Au matin nous avons une magnifique vue sur les Annapurna II, 7937m, IV, 7525m et III, 7555m. Ils sont à portée de main de notre lodge. Une demi-heure de marche que déjà nous nous installons dans un lodge très fréquenté. Manang, ville étape de repos pour tous. Ce trek passe par un col à 5416m. Il est nécessaire de s’acclimater correctement à l’altitude pour ne pas subir les méfaits du MAM. Le Mal Aiguë des Montagnes peut être ennuyeux (Mal à la tête) mais aussi mortel (Œdème). La solution, monter doucement et s’acclimater. Tout le monde prévoit une journée ici. C’est comme pour le tour de France, on profite de cette journée de repos pour….marcher vers le monastère qui domine Manang. Nous choisirons le point de vue 400m plus haut sur la rive droite de la rivière. C’est très beau, nous avons une magnifique vue sur la pointe du Ganggapurna, 7454m et son glacier qui dévale jusqu’au lac glacière couleur émeraude. Le matin nous faisons les « badots » et profitons de faire des achats dans les très nombreuses boutiques du village. En fin de journée, nous irons faire « 4 heures » dans un beau salon de thé où nous dégusterons, qui des gâteaux, qui un sandwich au fromage de yak accompagnés de l’éternel Black Tea.
En sortant du salon de thé nous tombons sur un couple de jeunes français de Carry le Rouet. Ils étaient avec nous à Katmandou et devaient démarrer le trek comme nous. Malheureusement, pendant un trop long moment d’inattention, elle s’est fait voler son sac dans le bus, à la gare routière, avant le départ. 2 jours de formalités à KTM ont retardé leur voyage. Finalement, ils nous ont rattrapés.
 
J8: MANANG 3540m - KANGSAR 3734m
Nous laissons sur notre droite la voie du tour pour continuer à remonter la Marsyangdi. D'un seul coup nous nous retrouvons bien seuls sur ce trek, ce n'est pas plus mal... Nous arrivons rapidement à Kangsar petit village sans rien. Nous grimpons en altitude pour nous acclimater au pays des yaks à 4000m. Ici le village est déserté l’hiver, seuls quelques habitants restent avec les animaux alors que les autres descendent dans les vallées, Pokhara ou Katmandou.
 
J9: KANGSAR 3734m - TILICHO BASE CAMP 4150m
Aujourd'hui nous partons allégés, surtout les porteurs. Nous laissons à notre lodge tout ce qui n'est pas utile pour les 2 journées à venir, nous avons décidé de revenir coucher demain dans ce lodge et non pas de rester au Tilicho Base Camp 2 nuits comme prévu initialement. Cette étape sera très belle par des chemins en balcon nous arrivons dans une grande zone de traversée de pierriers assez exposée. Il n'y a pas de difficulté à traverser cette zone mais on imagine facilement que par temps de neige ça peu devenir dangereux voir impossible à passer. Nous arrivons pour déjeuner au lodge du camp de base. Il n'est pas très accueillant même si les montagnes environnantes sont magnifiques. La soirée est assez fraiche et la nuit très fraiche. Il n'y a aucun moyen de chauffage dans la Dinning hall, seul le foyer de la cuisine apporte quelques calories. Le soir nous sommes une dizaine de touristes au seul lodge du coin (1 couple de 65 ans, habitant dans la Drôme; 2 hommes de Cassis,  1 couple d'anglais et nous 4). Le froid et le manque de lumière nous envoient de bonne heure au lit. Ce sera la première nuit sans couverture supplémentaires à nos duvets. Vu la température, nous dormirons tout habillé et même bien habillé (Double paires de chaussettes, collant, 2 polaires, veste de pluie, bonnet, gants et couverture de survie sur le duvet). Bien sûr pas de douche et même le matin, pas d'eau car gelée. C'est la nuit la plus inconfortable du séjour.
 
J10: TILICHO BASE CAMP 4150m - TILICHO LAKE 4916m - KANGSAR 3734m
Départ matinal pour les 800m de montée au lac. Nous montons par la moraine glacière. La montée ne serait pas difficile chez nous mais à cette altitude, c'est un bon exercice pour le souffle. La température est agréable. Toute la montée se fait sur un versant sud direction Ouest. Nous atteignons la neige en fin de montée. Le lac se trouve sur un plateau à presque 5000m complètement couvert de neige. Nous longeons une partie de la chaîne du Tilicho Peak, montagne 1700 à 2700 mètres plus haute que notre plateau. C'est grandiose et petit à la fois, l'arrivée dans ce lieu procure une forte pression émotionnelle. Le lac couleur bleu dur est magnifique et très grand, il n'est pas gelé malgré l'altitude. Il ne faut pas oublier que nous sommes à la même latitude que le grand sud Marocain, 28° N, soit beaucoup plus au sud que chez nous (pour mémoire Valence = 45°N). C'est le plus haut lac du monde, 1100m plus haut que le Titicaca. Lorsque les conditions d'enneigement sont bonnes, Il est possible de longer le lac, puis par un col, de redescendre sur un versant ouest vers Jomoson. Après une petite heure nous attaquons la redescente, puis après le repas au Base Camp, nous reprenons notre chemin pour Kangsar avec la retraversée des pierriers gigantesques. Durant la descente Francis est perturbé côté estomac, probablement les effets de l'altitude. Ceci lui arrivera encore à la descente du Thorung La dans 3 jours.
 
J11: KANGSAR 3734m - YAK KHARKA UPPER 4100m
Depuis Kangsar il y a 2 solutions pour rejoidre Yak Kharka. Nous prenons le retour vers Manang jusqu'à une passerelle. Ici nous croisons un hollandais et son guide en VTT suivis d'un porteur à pied. Ils vont au Tilicho et feront le même tour que nous!! Plus tard j'apprendrais que le passage des pierriers n'a pas été possible. ils ont laissé les vélos pour aller au lac à pied. Après la passerelle, Ibam quitte brutalement le chemin pour attaquer pleine pente la montée au cap afin d'aller rejoindre quelques 200m plus haut le chemin venant de Manang vers Yak Kharka. En une petite heure nous retrouverons le monde du tour des Annapurnas avec de nouvelles têtes. Nous irons jusqu'au dernier lodge de Yak Kharka où nous profitons du beau temps pour faire une lessive dans un bassin d'eau un peu gelé. Ensuite nous faisons un aller retour à Ledar  à 30 minutes plus haut. Nous y rencontrerons un guide sympa de Chamonix (voir liens) venu faire ce trek pour les 60 ans de Madame.
Le soir, nous sommes les seuls clients du lodge, je donne à nos népalais un Express que je trimbale depuis le départ sans jamais avoir le temps de le lire. Nos amis népalais passeront la soirée à feuilleter et à ce passer de main en main, cet hebdo d'une autre planète. Le fait que nous soyons les seuls ici, nous permet de bénéficier de couvertures supplémentaires normalement réservées aux népalais. En général, les lodges ont toujours des couvertures mais réservées en priorité aux porteurs et guides qui n'ont rein avec eux. La nuit sera bonne mais au matin Jean-Lou constatera qu'un rongeur est venu attaquer son sac à dos durant la nuit.
 
J12: YAK KHARKA 4100m - HIGH CAMP 4925m
Le matin est frais. Le chemin en balcon dans une vallée ouverte nous oblige à redescendre pour traversée en milieu de matinée la rivière Kone Khola avant de remonter vers Thorung Pedhi 4450m appelé aussi Base Camp. C'est un lieu de couchage avant le passage du col. Après un thé, nous continuons vers High Camp 400m plus haut afin de réduire l'étape de demain. Nous arrivons au milieu de nul part. Seuls quelques baraquements plus près des forts militaires de l'Ubaye que du 5 étoiles. L'environnement est magnifique mais l'air assez frais même avec le soleil de l'après-midi. Rapidement celui-ci disparait derrière les proches sommets et nous devons nous rabattre vers le Dinning Hall où une table est chauffée par le sol. Oui, dans ces coins, le seul moyen efficace de ne pas faire devenir glaçon les clients est de mettre un brasero sous les tables recouvertes d'une épaisse couverture en laine de yak. Ainsi les pieds au chaud, le bonnet sur la tête et les mains dans les gants nous mangeons bien au chaud. La nuit sera encore fraiche mais pas pire que Tilicho Base Camp. De toute manière le levé prévu à 4 heures nous raccourcira la nuit si elle est trop froide...
 
J13: HIGH CAMP 4925m - THORUNG LA PASS 5416m - MUKTINATH 3760m
Lorsque nous sortons vers 4h30 pour aller déjeuner, déjà les premiers randonneurs de Base Camp arrivent à High Camp. Nous démarrons vers 5h pour le col de Thorung La qu'il est recommandé de passer le plus tôt possible afin de ne pas s'y trouver avec les forts vents qui soufflent là haut dès 8 heures. Je trouve le départ assez exposé car très verglacé. Les porteurs pas toujours bien chaussés ont des difficultés à passer les premières centaines de mètres. En cas de glissade, ça part vers le bas.... La montée ne sera pas très difficile en moins de 2 heures les premiers seront au col en mêmes temps que le lever de soleil. Une superbe lumière allume les premiers sommets bien avant de venir nous réchauffer. Au col, le Tea Shop permanent (!) est le bien venu. Après les photos d'usage, le balck Tea chaud et les congratulations, nous reprenons notre route sans attendre les éventuels vents forts. Les 1800m de descente vers MUKTINATH seront avalés avant 11 heures. Avant La ville nous allons visiter un temple Hindouiste très connu qui attire les pratiquants venant parfois de très loin. Notre ville étape est un gros bourg fait une fois encore pour les touristes de passage avec de nombreuses échoppes de tissage. Ici on sent que les randonneurs sont sur le retour. Tout le monde est soulagé d'être passé et presque content de rentrer. Il reste cependant dans le meilleur des cas 1 semaine de marche pour atteindre Pokhara pour les plus pressés. Muktinath est sur un plateau à partir duquel on a une vue sur le Mustang au nord, le Dolpo à l'ouest et le Dhaulagiri au Sud.
 
J14: MUKTINATH 3760m – KAGBENI 2800m
C’est une descente tranquille dans un magnifique paysage très ouvert. Toujours un ciel bleu, comme le ciel provençal en hiver par jour de mistral. Côté nord, les premiers contreforts du Mustang. Montagnes désertiques avec leurs falaises colorées. Au premier plan, les terrasses de cultures, blé, pommes de terre, en cours de préparation pour l’hivernage (fumure, labour). On commence à croiser des randonneurs montant à Muktinath. Nous sommes sur l’un des treks du Népal les plus fréquentés. La majorité vient en avion à Jomoson, monte à Muktinath puis redescente vers Pokhara comme nous. Face à nous, sur l’autre rive de la rivière Kali Gandaki, le début du Dolpo tout aussi désertique que le Mustang. Le lit de la Kali Gandaki barre notre route. Cette rivière arrive du Nord pour filer vers l’Inde au sud. On voit que, même s’il y a peu d’eau en cette saison, au moment de la mousson au printemps et été, il doit descendre des quantités d’eau. Au sud-ouest, l’imposant Dhaulagiri à 8167m avec en prolongement en notre direction le Tukuche Peak, 6920m. Au sud, nous sommes dominés par la chaîne orientée Nord-Est, Sud-Ouest du Nilgiri. Au-delà de cette chaîne se trouve le lac Tilicho. Derrière nous, le col du Thorung La barre l’est.
Kagbeni est la porte sud du Mustang mais aussi un lieu important du bouddhisme. Un des plus anciens temples népalais datant de 1520 se trouve là. Le Mustang est une région de trek très contrôlée par le gouvernement. Le droit de trek limité à 7 jours coûte 500 € ; en comparaison, le notre pour 1 mois, 22 €. Le Mustang comporte peu de villages, les treks se font principalement sous tente. Il parait que c’est très beau….
Nous profiterons de l’après-midi pour marcher jusqu’au village de Terri en remontant la rivière. Nous sommes un peu en infraction car nous n’avons pas le droit de circuler sans permis de trek, mais nous ne sommes pas loin de notre village.
 
J15: KAGBENI 2800m – MARPHA 2670m
Nous partons plein sud en longeant le lit de la rivière kali Gandaki. Le temps est calme, notre panorama : les sommets du Nilgiri 7061, 6940 et 6839m sur notre gauche et le Dhaulagiri devant nous. Le sentier longe la piste sur laquelle circulent quelques engins à moteur. Des 4x4 et des motos viennent de Kalapani au sud et montent à Muktinath. Ces engins ne sont pas venus par la route puisse que ce tronçon de quelques km n’est relié à aucune autres routes. Plus au sud nous verrons le chantier de construction de la piste pour relier la haute vallée à Pokhara. Je pense que ce ne sera pas demain la veille… Après un parcours un peu ennuyeux nous arrivons à Jomoson. C’est presque une grande ville sans charme. La particularité : la piste pour les avions qui débarquent principalement des touristes. Nous y restons le temps d’un repas et avons l’occasion de rencontrer notre équipage VTTistes. Le jeune guide de 18 ans est le champion junior de VTT du Népal. Il prépare un voyage au Japon pour une compétition et cherche des sponsors pour payer la seconde moitié de son voyage, total : 2000 €, une somme énorme sachant qu’un guide gagne environ 5 € par jour.
Nous filons vers Marpha, comme tous les après-midi, le vent de vallée se lève face à nous en soulevant d’énormes nuages de poussière. Nous arriverons en milieu d’après-midi juste pour assister au marché aux yaks. Ces bêtes seront tuées demain pour faire les réserves de viande pour l’hiver. Les népalais ne mangent presque pas de viande, seulement à l’occasion de fêtes religieuses. Ils la font sécher en plein air par petite lamelle afin de la conserver.
Marpha est la capitale des pommes. De partout, des vergers et en cette saison sur tous les toits des maisons on fait sécher les tranches de pommes qui seront vendues en sachets.
 
J16: MARPHA 2670m – KALAPANI 2530m
Nous atteignons rapidement Tukuche où nous allons visiter la distillerie. Dans cette belle maison de 200 ans d’âge, ils distillent de la pomme, de l’abricot, de l’orange de Tatopani, de la carotte… Nous avons droit à une dégustation avec comme toujours comme objectif de commercer un peu. Nous achetons tous une petite fiole, pour nos porteurs ce sera par litres « pour emmener à leurs familles ». Sur ce tronçon, nous apprécions le calme, il y a peu de touristes, juste quelques uns que nous croisons. A notre arrivée à Kalapani nous découvrons pour la première fois le sommet de l’Annapurnas I, 8091m. Ce fut le premier sommet au dessus de 8000m conquit par l’homme, atteint par l’équipe française Herzog, Lachenale en 1950. L’Everest, 8848m, sera conquit en 1953 par un néo-zélandais, Edmund Hillary (décédé le10 Janv 08 à 88 ans) et le Sherpa Norgay Tenzing.
Pour situer ces sommets, l’Everest est le plus haut du monde, le Dhaulagiri le 5eme, l’Annapurna I est le 8eme et le Mont Blanc est…très, très loin derrière.
 
J17: KALAPANI 2530m – TATOPANI 1190m
La vallée se referme. Ici à notre gauche l’Annapurna I à 8091M et à notre droite le Dhaulagiri à 8167m. Ils sont séparés de seulement 38 km, se qui fait dire que ce sont les gorges les plus profondes du monde, effectivement nous sommes 6000m au dessous de ces sommets qui nous paraissent si proches. Nous nous retrouvons à des altitudes où de grands arbres font leur réapparition. La végétation redevient presque tropicale (fruits, fleurs). Nous quittons la piste en construction pour traversée par notre Xéme passerelle mais la plus longue, 141.5m, sur la rive gauche. Nous prenons notre repas au pied d’une immense cascade à Ruske. En 2 heures nous arrivons à Tatopani avec ses sources d’eaux chaudes. Trop de monde, nous ne prenons pas de bain. Seuls Iman et Ram en profitent. Nous irons prendre une bière et un gâteau au chocolat confortablement installés dans le jardin d’un lodge, face au versant sud du Nilgiri en admirant le coucher de soleil sur ses sommets.
 
J18: TATOPANI 1190m - GHOREPANI 2860m
Après les dernières journées de descente, nous remontons de 1700m par un chemin continu d’escalier. Notre séjour en altitude nous profite bien. Malgré la pénibilité des marches nous avalons la grimpée assez rapidement mais content quand même que ça finisse. Le paysage est encore très différent. Nous prenons rapidement de l’altitude au dessus de vallées très profondes. Les villages et les gens changent, nous retrouvons le type indien dans les tenues.
Au lodge nous sommes avec un jeune couple de sympathiques canadiens. Je tente d’envoyer des mails mais les coupures régulières d’électricité me découragent.
 
J19: GHOREPANI 2860m – POON HILL 3193m – TADAPANI 2630m
Lever à 5 heures « obligatoire » pour tout le monde. Départ par un froid glacial avec la frontale en prenant garde de ne pas glisser sur les plaques de glace, direction POON HILL. C’est le passage inévitable pour tous, nous nous devons d’aller voir le lever de soleil vers 6h15 sur les sommets Dhaulagiri, Annapurnas, Machhupuchhere… Une procession de frontale, même la monter au Dôme des Ecrins n’est pas pire… La haut, les quelques 200 ou 300 touristes/trekkeurs ayant passés la nuit à Ghorepani se retrouvent. Le paysage en vaut la peine, c’est comme un grand show assuré tous les jours par la nature.
Après un retour à notre lodge pour le petit déjeuner, nous partons à travers de magnifiques forêts vers Tadapani. A mon goût c’est une des plus belles étapes. Vue sur les montagnes, profondes vallées, forêts magiques de rhododendrons géants habitées par des singes. Cette étape est également fréquentée par les randonneurs se contentant d’un petit trek proche de Pokhara. Prévoir une semaine qu’en même.
 
J20: TADAPANI 2630m – GHANDRUK 1940m
Nous quittons Tadapani après une nuit pénible. Le lodge n’étant pas très silencieux, une équipe de touristes a bu et joué aux cartes jusque tard dans la nuit dans le Dinning Hall une épaisseur de planche au dessous de notre chambre. Pour être réveillé en plus à 6 heures du matin par l’inévitable chant tibétain très agréable à petite dose et à des heures acceptables. Nous avons 2 jours d’avance sur notre programme. Afin d’arriver à la date prévue nous devons flâner dans les montagnes. Nous décidons d’un programme réduit de marche en allant de villages en villages. Notre passage à Ghandruk n’était pas vraiment prévu initialement. Nous ne regrettons pas, notre lodge est très bien placé avec une belle terrasse face aux montagnes. Le village est très animé. Une vraie vie s’y déroule. En fin d’après-midi, une brume se forme autour des sommets. Elle disparaitra dans la nuit pour faire place au matin à un ciel limpide.
 
J21: GHANDRUK 1940m – CHHOMRONG 2170m
Cette petite étape permet de traverser vers Chhomrong qui est le point le plus septentrional de notre circuit en direction du camp de base des Annapurnas. De là il faut 2 jours de marche dans des gorges profondes et exposées aux avalanches pour atteindre « le sanctuaire des Annapurnas » Nous n’avions pas prévu d’y aller et nous n’avons pas le temps. La partie haute du village est composée que de lodges. Le village est en bas plus près de la rivière. Nous y descendons dans l’après-midi. Il n’y a pas grand-chose à y faire. A la remontée Francis s’est amusé à compter les 2000 marches, très inégales, pour atteindre notre lodge.
 
J22: CHHOMRONG 2170m – LANDRUK 1640m
Le départ de Chhomrong se fait face à une vallée profonde par une très forte descente en escalier. Nous croisons les « montants » qui se rendent au sanctuaire. La traversée de la rivière Modi Khola se fait par une passerelle récente à NewBridge à 1340m, un petit village qui ne devait pas se nommer ainsi récemment !!
Nous arrivons dans Landruk en pleine récolte de millet. Toute les familles battent les graines pour les séparer de leur enveloppe. L’agriculture est la principale activité de tous ces villages. Le Népal ne comporte aucune activité industrielle du moins dans ces montagnes. Le tourisme permet un bon complément de revenu très saisonnier.
 
J23: LANDRUK 1640m – DHAMPUS 1650m
Après avoir demandé à notre charmante hôtesse de posser une fois encore la chansonnette, nous quittons Landruk par une montée en forêt exposée au nord. Nous atteignons un col à 2100m duquel nous profitons d’une magnifique vue sur les montagnes et vallées. La descente en forêt sur Pothana 1890m puis Dhampus est très agréable. Nous aurions presque envi d’y passer la nuit sur ces prairies boisées. 

 

 
J24: DHAMPUS 1650m – PHEDI 1130m 

 

Voici notre dernière et très petite étape. En moins de 2 heures nous descendons via des chemins très raides vers la station de taxi de Phedi. Nous croisons les trekkeurs qui attaquent leur premier jour de marche par une forte montée plein soleil. Ce seront les seuls marcheurs rencontrés torses nus! Ça ne durera pas, rapidement il faudra se couvrir.
A la station de taxis, nombre de véhicules attendent les inévitables trekkeurs contents de trouver un véhicule pour les rapatrier sur Pokhara à 40 minutes de là.
 
Ainsi se finit ce circuit qui nous aura permi de faire un tour complet de cette chaîne himalayenne. Nous y avons rencontré et discuté avec beaucoup de gens locaux et touristes confondus.
Nous gardons le souvenir de gens agréables à l’exception d’un hollandais pressé qui, arrivé un jour pour le repas de midi, est allé voir en cuisine se qui était près pour ne pas avoir à trop attendre pour manger !
 

Nos liens préférés.

Nepal Ecology Treks:
http://www.ecologytrek.com/newfr/
Cette agence a été céée en 1990 par un français de la région d'Arles. Elle est basée à Katmandou et a une vocation humanitaire par le financement d'un dispensaire d'une école et d'un lodge de moyenne montagne.
http://www.tibet-nepal.org/human/index.fr.html

Destinations Queyras. Agence française recommandée pour des treks au Népal
http://www.randoqueyras.com/

Têtes Libres, un couple de Canadiens bourlingueurs sympa que nous avons rencontré.
http://www.teteslibres.com/ 

Le site de notre guide Cahmoniard rencontré à Leidar.
http://www.danielrossetto.com



Les objets indispensables:

Le filtre à eau de Patrick:
Filtre à eau céramique mécanique utile pour le voyage nature.
Filtre céramique + membrane PES, offre un filtrage à 0,2 microns, ce filtre est simple et robuste, d’un usage pratique. Il dispose d’un “étage” carbone. Son débit moyen constaté est légèrement supérieur à ½ litre par minute. La quantité d’eau que l’on peut traiter avec ce filtre est élevée (20 000 litres). Il permet de partir sereinement pour une expé longue. (MSR produit également un filtre plus compact, le Miniworks).
Autonomie jusqu'à 20000 L.
Dimensions: 23 x 9,6cm. Poids 540g.

 
Merci à Cédric G pour l'information avant le départ.
Si on doit recharger des batteries: La douille prolongatrice avec prises latérales. Dans les lodges, il y a presque toujours de l'électricité, souvent à partir de 17H30, mais il n'y a presque jamais de prises de courant, ils n'ont rien à brancher. Ce genre d'objet ne semble plus se trouver dans le commerce chez nous, vraisemblablement pour des raisons de sécurité. Grâce à l'esprit de conservation de mes parents je l'ai retrouvée au fond d'un tiroir

pas tout à fait oublié!

 

Par RCOLAM
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